Jikoshoukai (自己紹介) signifie présentation personnelle. C’est ce que nous allons étudier dans cette première leçon de japonais.

Nous aborderons ce cours sous forme de dialogue, ensuite nous verrons en détails le décomposé de celui-ci ; c’est-à-dire que nous analyserons chaque mot.

Le contexte : Paul vient d’arriver au Japon et rencontre Yuka qui va lui poser une série de questions afin de faire sa connaissance.

1. Yuka :
Hajimemashite.
はじめまして。

Enchantée.

2. Paul :
Hajimemashite.
はじめまして。


Enchanté.

3. Yuka :
Anata no namae wa nan desu ka ?
あなた の なまえ は なんです か?


Comment vous appelez-vous ?

4. Paul :
Watashi no namae wa Pooru desu.
わたし の なまえ は ポール です。
Anata wa ?
あなた は ?


Je m’appelle Paul.

Et vous ?

5. Yuka :
Watashi wa Yuka desu.
わたし は ゆか です。
Doko kara kimashita ka.
どこ から きました か。


Moi, c’est Yuka.

D’où venez-vous ?

6. Paul :
Furansu kara kimashita.
フランス から きました。
Yuka san wa nihonjin desu ka.
ゆか さん は にほんじん です か。


Je viens de France.

Êtes-vous Japonaise ?

7. Yuka :
Hai, sou desu.
はい、そう です。
Yoroshiku onegai shimasu.
よろしく おねがい します。


Oui.

Je compte sur vous*.

8. Paul :
Douzo yoroshiku.
どうぞ よろしく。


Je compte sur vous*.

Phrases 1 et 2 :
Lorsque l’on rencontre quelqu’un pour la première fois, on utilise Hajimemashite (はじめまして) pour exprimer : enchanté(e).

Phrase 3 :
Anata no namae wa nan desu ka ?
Anata veut dire vous (pour s’adresser poliment à une personne). No est la particule de connexion, on l’utilise pour connecter deux mots. On peut donc traduire Anata no par votre dans la phrase 3.
– Namae = prénom (pour demander le nom d’une personne lors d’une première rencontre, on emploie namae)
La particule wa : particule clé de la langue japonaise, elle a pour fonction d’indiquer le thème de la phrase. Dans la phrase 3, le thème de la phrase est donc anata no name.
– Nan desu ka = qu’est-ce que c’est ?
=> nan est la contraction de nani qui veut dire quoi. On peut l’exprimer tel quel en langage familier: nani ? = quoi ?
=> desu est le verbe être. Il est considéré en tant qu’auxiliaire être (jodoushi 助動詞) en langue japonaise, donc il n’est pas classé parmi les verbes (doushi 動詞) godan, ichidan, ou irréguliers.
=> La particule ka indique que la phrase est une question. Pour former une phrase interrogative, on a juste à placer ka en fin de phrase. En revanche, contrairement au français, l’ordre des mots ne change pas.

Phrase 4 :
Watashi no namae wa Pooru desu.
– Watashi = je / Watashi no = mon / Watashi no namae = mon nom (mon prénom) / desu = être. Dans ce contexte, on peut traduire par « Mon nom (mon prénom) est Paul » ou bien « Je m’appelle Paul ». Ici, la particule no et wa ont les mêmes fonctions que dans la phrase 3.
À noter : le verbe se place toujours en fin de phrase. Et le thème de la phrase, introduit par la particule d’annonce wa, se positionne toujours en début de phrase (on parle de thème de phrase ou bien d’annonce pour qualifier la particule wa, cependant si vous êtes un peu perdus, dites-vous que wa indique la plupart du temps le sujet de la phrase dans nos traductions et analyses syntaxiques francophones).
– Le prénom Paul s’écrit en rōmaji (= alphabet latin) Pooru ou pōru (avec une barre horizontale sur le o pour indiquer qu’il s’agit d’un o long), et en katakana ポール. On utilise les katakana pour écrire les mots étrangers.
La particule wa s’écrit avec le hiragana ha は mais est retranscrit wa en rōmaji. Sa prononciation est bien « wa ».
– Anata wa ? = et vous ?

Phrase 5 :
– Watashi wa Yuka desu : on peut également traduire cette phrase par « Je suis Yuka » ou bien par extension « Je m’appelle Yuka ».
– Doko kara kimashita ka : doko = où / kara = à partir de (doko kara = d’où).
kimashita = verbe venir au passé forme polie. ka = particule interrogative.
Si on traduit littéralement cette phrase on obtient : « D’où êtes-vous venu ? » Puisque le verbe venir est au passé. Néanmoins, on peut adapter la traduction à notre expression pour demander : D’où venez-vous ? Dans le sens : « De quel pays venez-vous ? » ou bien : « D’où êtes-vous originaire ? ».

Phrase 6 :
– Furansu フランス = France. Là aussi, comme on a affaire à un mot étranger, on l’écrit en katakana.
– Yuka san wa nihonjin desu ka. Ici, on a la particule ka en fin de phrase, donc c’est bien une question.
– Yuka san = Madame Yuka. Une fois que l’on connaît le prénom de la personne, il est préférable de l’utiliser au détriment de anata (vous), cependant il faut utiliser san qui veut dire « monsieur » ou « madame » lorsque l’on vouvoie son interlocuteur.
– Nihon = Japon / nihonjin = Japonais(e) / nihongo = La langue japonaise.

Phrase 7 :
– Hai = Oui / Sou desu = Oui. Si on traduit littéralement sou desu : sou = ainsi / desu = être = « C’est ainsi ». Pour dire « oui » on peut uniquement dire « hai » ou bien « sou desu » séparément. On peut les employer ensemble pour appuyer son propos (Hai, sou desu はい、そう です = Oui, c’est bien ça).

Lorsque l’on retranscrit en rōmaji un « o » long depuis l’écriture hiragana, on peut soit l’écrire « ou » , « oo » ou « ō » (dans certains manuels pour les francophones, on peut trouver « ô »). Cela vient du fait que pour indiquer un son « o » long en hiragana, on met « u » う après le « o » お. Par exemple, « sou desu そう です » peut être écrit : « sō desu », « sô desu », « soo desu » ; Jikoshoukai じこしょうかい peut s’écrire jikoshōkai, etc.

*Dans les phrases 7 et 8, on trouve les expressions Yoroshiku onegai shimasu et Douzo yoroshiku. On les emploie pour conclure une présentation personnelle. C’est-à-dire que pour commencer sa présentation, on utilise « Hajimemashite », qui est l’équivalent de l’expression « Enchanté » en français. Et pour conclure les présentations, en japonais, il y a ces expressions toutes faites Yoroshiku onegai shimasu et Douzo yoroshiku. Par exemple, si on traduit littéralement Yoroshiku onegai shimasu : yoroshii = être bien (en keigo) / onegai = demande, souhait, requête / shimasu = Faire. Donc Yoroshiku onegai shimasu = Je fais la demande que ça soit bien. C’est pour cela qu’il est difficile de trouver un équivalent en français. Les dictionnaires donnent d’ailleurs plusieurs traductions, « je compte sur vous » est peut-être la plus logique.

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